Qu’est-ce qui a déclenché la décision du CHU de Bordeaux de s’engager dans un Contrat de Performance Énergétique (CPE), confié à Dalkia ?
Avec certaines infrastructures vétustes – par exemple, des CTA étaient raccordées au réseau primaire de froid –, notre établissement présentait des consommations énergétiques élevées et un certain retard en matière de décarbonation. Ces sujets ont été pris à bras-le-corps, dans le cadre du Nouveau CHU qui comprend la rénovation de 100 000 m², la construction d’une surface équivalente et le redimensionnement de nos infrastructures. Le CPE était particulièrement intéressant dans la mesure où les investissements engagés – soit 28 M€ couvrant 178 APE (Actions de Performance Énergétique) sur 8 ans – sont portés par Dalkia.
La dynamique d’intéressement nous assure également une optimisation poussée des économies d’énergie.
Comment avez-vous concilié le déploiement du CPE avec les exigences de continuité de service ?
Nos infrastructures sont redondantes, afin de permettre les travaux d’ampleur sur ces installations.
Par ailleurs, les interventions sur nos réseaux de chaleur ont été réalisées en période estivale, et inversement pour les groupes froid. À ce sujet, Dalkia avait déployé un groupe froid extérieur pour conforter la continuité de service.
Le CPE a été lancé en juillet 2024, quels en sont les premiers retours d’expérience ?
Les gains les plus significatifs ont été générés par le calorifugeage de nos installations, le désembouage des réseaux, l’amélioration de la supervision et du pilotage des équipements, l’installation de CTA avec variation de fréquence, etc. Plus récemment, nous avons mis en place une réduction nocturne du traitement d’air dans les blocs opératoires. Notons que le CPE intègre également la sensibilisation de nos personnels aux bonnes pratiques énergétiques.







